Réalisation: Rupert Wyatt
Production: Peter Chernin, Dylan Clark, Rick Jaffa, Amanda Silver
Scenario: Rick Jaffa, Amanda Silver d’après Pierre Boulle
Distribution: James Franco (Will Rodman), Freida Pinto (Caroline), John Lithgow (Charles Rodman), Brian Cox (John Landon), Andy Serkis (César)
Musique: Patrick Doyle
Genre: Science-Fiction
Studio: Twentieth Century Fox
Sujet : Will Rodman veut sauver son père en mettant au point un remède contre la maladie d’alzheimer. Il teste son médicament sur des chimpanzés en laboratoire, ce qui va avoir des effets inattendus...
Voilà un scénario audacieux... A l’heure des scénarios standardisés, celui-ci prouve combien l’originalité peut encore payer dans le domaine du cinéma.
Le film est un excellent divertissement, tout en réservant quelques petites subtilités qui nous font réfléchir. Traitant de l’origine de La planète des singes de Pierre Boulle, que l’on connait tous, le scénario prend l’initiative sans pour autant détourner l’intention première de l’auteur. Les informations annoncent même le départ de la fusée qui va ensuite revenir sur Terre, dans le livre. Voilà que l’on s’interroge sur la prise de pouvoir des singes. Au lieu de tomber dans une violente révolte des « primates », l’espèce humaine est détruite suite à un virus. Les singes ne voulaient que leur liberté. C’est donc les hommes qui vont se détruire eux-mêmes. L’intelligence des singes, elle, reste une histoire liée à celle de l’humanité jusqu’à un certain point.
Une fois l’absurdité de l’intrigue acceptée, conçus d’ailleurs par Boulle lui-même, les surprises volent de scène en scène. Si l’on n’arrive pas à entrer dedans, alors il ne faut pas se forcer : ce serait peine perdue. Pour ma part, j’ai été émerveillée devant la scène du Golden Gate. C’est fou ce que le cinéma peut transformer un lieu en un vrai décor d’action, de combat.
La relation entre le meneur des singes, César, et Will, est presque familiale : on peut en effet s’y tromper lorsque ce dernier relate au singe sa naissance « ta mère est morte, je t’ai emmené pour m’occuper de toi ». On croirait entendre le récit d’une adoption. Emouvante, ce lien qui les unit puis les sépare, ressemble tantôt à celui d’un père et d’un fils, puis de deux frères... Ce qui est surtout intéressant à constater, c’est leur parcours personnel à chacun. Alors que Will démissionne, abandonnant les recherches de sa vie à jamais, César passe du rôle du singe calme et intelligent au meneur de son armée-pacifiste, sauf pour les antagonistes. Tous deux comprennent la difficulté de continuer une relation à la fin.
La fin reste sans doute la plus belle réussite du film. Les deux dernières scènes sont en effet fantastiques. Même l’idée de faire parler César, pourtant osée, réussit à nous émouvoir. De plus, cette intervention du langage relativise la difficulté qu’on lui prête. Dit par la bouche de César, le « non » de la révolte nous parait un son très simple.
La médiocrité du rôle de Frida Pinto achève de rappeler que la femme n’a aucune place dans un film de Science-fiction. Elle est dans certaines scènes sans qu’on la remarque, et c’est seulement pour faire hollywoodien qu’elle regarde James Franco avec des yeux constamment interrogateurs, en balançant de temps en temps quelques répliques à prétention philosophique. Le monde de la féminité ne coïncide pas avec celui des singes. Le deuxième point négatif est sans doute l’abondance de matériel haute technologie au début du film.
James Franco reste fidèle à lui-même, et il commence à devenir de ces acteurs fiables pour ce qui est du choix de leurs films. Toujours aussi charmant, il joue de mieux en mieux. Le casting reste assez insignifiant dans son ensemble, mis à part John Lithgow, le père, qui relève le niveau. C’est un très bon divertissement, qui est à revoir.



Je suis absolument de ton avis sauf que j'ai plus aimé les parties "intimistes" du film (les scènes dans la maison de Franco et quand les singes sont ensemble sous le dôme) que les scènes d'action pure même si je reconnais qu'elles sont qui sont formidablement bien réalisées. Sans le personnage féminin complètemnt inutile et la caricature du méchant gardien, on auarit eu un chef-d'oeuvre avec ce film. A cause des ces quelques défauts, c'est un excellent film et c'est déjà une très bonne surprise.
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