lundi 15 août 2011


Ratatouille, 2008


Réalisation: Brad Bird


Production: Brad Lewis


Scenario: Brad Bird, Jan Pinkava


Distribution: Guillaume Lebon (Rémy), Camille (Colette), Thierry Ragueneau (Linguini), Jean-Pierre Marielle (Gusteau), Ian Holm (Skinner), Pierre-François Martin-Laval (Emile),


Musique: Michael Giacchino


Genre: Animation


Studio: Pixar


Sujet : Rémy est un jeune rat passionné de cuisine. Après un accident, il arrive à Paris, et peut enfin réaliser son rêve : devenir un grand chef...


C’est lorsque que nous quittons –ou croyons quitter- l’enfance que l’on apprécie les dessins animés de notre enfance, comme de vieux compagnons que l’on retrouve après une longue absence. Cependant, un débat a lieu pour les nouvelles créations. Vont-elles avoir autant de charmes que notre Disney favori ? Même les Shreks, aussi merveilleux soient-ils ne nous font pas rêver, puisque leur but est de justement renverser le domaine du rêve. Voilà qu’on apprécie les films d’animation avec un autre regard.


Mais la question ne se pose même pas pour le cher Ratatouille. Voilà un film, qui, avec tous ces clichés et son histoire émouvante, nous fait chavirer en sa faveur. On est avides de tous les détails merveilleux dont est peuplé ce Paris éternel, comme de vrais enfants. On aura beau critiquer la machine Hollywood, il n’y a que les américains pour nous servir la France dont mêmes les français se surprennent à rêver. Avec pour sujet la cuisine française, les décors parisiens sont enchanteurs.


Les personnages sont tous très attachants, en commençant par Rémy, bien sûr. Il est le moteur de l’histoire, tantôt drôle, tantôt émouvant. Il est la réplique de l’American Dream, vieux mythe personnalisé en un rat. D’ailleurs, l’idée générale est très bien interprétée par la devise de Gusteau : « Anyone can cook ». Et oui, même un jeune rat venu des poubelles. Il va finalement réussir. La happy ending est tout à fait formidable, et la dernière scène nous ravit.





Pour ce qui est du maladroit Linguini, on peut dire que sous une apparence plutôt classique, une personnalité en devenir se forme sous nos yeux. La relation presque conflictuelle qu’il instaure à son succès avec Rémy débouche sur des aveux émouvants, rares pour le genre cinématographique. La précieuse et autoritaire Colette nous apparait comme un personnage féminin étonnant mais, encore une fois, sous des abords physiques plutôt classiques.


Skinner est un ici un antagoniste plutôt fragile : contrairement à ses confrères, il semble toujours stressé, dont l’autorité est constamment remise en doute, y compris par lui-même. Son angoisse d’être renversé par Linguini lui fera défaut, et le fait que sa fin ne soit qu’expliquée, contribue à faire de Skinner un personnage pas vraiment « méchant ».


La musique nous entraine dans des scènes de cuisine toutes plus magiques les unes que les autres : qui ne se rappelle pas celle de la soupe ?





Et puis, pour ce qui est de la cuisine ! Voilà un film qui nous met l’eau à la bouche ! Qui ne voudrait pas entrer dans ce restaurant à l’atmosphère feutré et chaleureux ? Et goûter à cette omelette matinale préparée dans une pauvre chambre de bonne...jamais la cuisine n’avait été si à l’honneur dans le film d’animation. On ne peut qu’être enchantés devant la famille des rats préparant les plats pour les clients, avec une créativité étonnante, et c’est avec plaisir que nous autres français, acceptons les clichés de notre pays. Pourquoi s’en priver tant qu’ils nous font rire ?





0 commentaires:

Enregistrer un commentaire