Dinner with
friends, 2001
Réalisation: Norman Jewison
Production: Patrick Markey
Scenario: Donald Margulies
Distribution: Andie MacDowell (Karen), Dennis
Quaid (Gabe), Toni Collette (Beth), Greg Kinnear (Tom)
Genre: Comédie Dramatique
Studio: HBO Films
Sujet : Quatre amis se voient souvent pour savourer de
délicieux diners, jusqu’à ce que Beth apprenne à Gabe et Karen que Tom la
quitte...
Voilà un film qui est réaliste au point d’en être troublant.
En effet, les dialogues effleurent nos fragilités quant à la vie de couple et à
l’amitié. En conclusion, vous l’avez compris, rien n’est jamais simple, ni pour
l’un ni pour l’autre. L’idée peut paraitre assez simple, mais on ne l’a dit
jamais assez. Ce que connaissent ces quatre amis peut aussi être le lot de nos
voisins, ou le nôtre.
Le film pose en effet une question intéressante : à
quel point peut-on être les amis d’un
couple qui divorce ? En tenant compte, évidemment des conditions de
rupture. Ici, Gabe et Karen adoptent de position très différente : elle
refuse de revoir Tom qui a trompé Beth, et Gabe réagit de façon moins radicale
en écoutant la propre version de Tom. Outre le vécu du couple qui divorce, qui
n’est pas simple, et ce depuis le commencement de leur histoire, Karen et Gabe
vont eux aussi être fragilisés par la rupture de leurs plus chers amis. Entre
ces deux histoires de mariages, les deux ne paraissent en fin de compte que
très fragile.
Le principe du film, qui se traduit par le titre, est que
les conversations évoluent toujours autour d’un dîner, sauf pour la dernière
scène. Il est d’ailleurs important de noter que le scénariste nous ménage des
découvertes culinaires pour chaque scène, et c’est un vrai régal de voir les
acteurs manger un gâteau polenta-amande-citron. Derrière l’intrigue qui traite
avec une grande justesse des relations humaines intimes, on devine un véritable
hommage à la cuisine.
Voilà que l’on s’aperçoit peu à peu que les deux femmes sont
rivales : Karen est l’épouse modèle qui réussit tout dans sa vie, et dont
est jalouse Beth, plus artiste que posée. Et il en est de même pour les deux
hommes : Tom vit une seconde jeunesse et un véritable amour avec sa
maitresse, tandis que Gabe est très attaché à Karen, mais néanmoins en proie à
quelques doutes. La vieillesse de son couple lui fait peur, et c’est d’ailleurs
sur cette idée que se termine le film. Finalement, les quatre amis qui
s’étaient promis de vieillir ensemble en prenant du poids, vivront des destins
bien différents qu’il n’est plus possible de lier désormais. La tristesse est
alors à l’ordre du jour.
Mais ce qui est le plus magique dans ce film, c’est que tous
les personnages sont honnêtes à un moment ou à un autre. Alors que leurs
histoires et caractères paraissent tous plus que plausibles, cette spontanéité
reste un grand hommage à la nature humaine : voilà que l’on peut se dire
bien des choses, même peu agréables, au nom de notre passé commun.
Dennis Quaid, Toni Collette et Greg Kinnear sont tous
excellents, seule Andie MacDowell, si elle est très belle, n’arrive pas à
maintenir le niveau des autres. Mais c’est une simple remarque, loin de ruiner
le film, que l’on redécouvre au fur et à mesure que l’on le revoit.




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