lundi 5 septembre 2011


Super 8, 2011
Réalisation: J.J. Abrams
Production: Steven Spielberg, J.J. Abrams, Bryan Burk
Scenario: J.J. Abrams
Distribution: Elle Fanning (Alice Dainard), Kyle Chandler (Jack Lamb), Joel Courtney (Joe Lamb), Riley Griffiths (Charles Kaznyk), Ryan Lee (Carey), Gabriel Basso (Martin), Ron Eldard (Louis Dainard)
Musique: Michael Giacchino
Genre: Science-Fiction
Studio: Paramount
Sujet : Nous sommes en 1979, et une bande de gamins décide de tourner un film dans une gare d’un patelin des Etats-Unis. C’est alors qu’ils assistent un attentat, qui aura de lourdes conséquences dans la région...

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film aussi coupé en deux. Si la première partie tient toutes ses promesses en nous rendant les héros très sympathiques, la deuxième nous fait retomber dans un aberrant  film de science-fiction.
En effet, jamais les effets spéciaux n’ont paru aussi inutiles que dans ce film. Alors que l’on s’attend à un monstre effrayant, celui-ci ne nous émeut même pas alors qu’il le prétend, et la peur est loin d’être à l’ordre du jour. De plus, et c’est la plus grande critique pour Super 8, est l’absurdité du scénario. Plus l’on avance dans l’action, plus celle-ci nous parait inconcevable, même dans le domaine du fantastique. Comment une bande de gamins peut échapper  à un monstre à moins de 5 m, sur le toit d’un bus renversé, et garder leur sang-froid ? Comment une bête immonde peut-elle s’émouvoir après le discours sentimentaliste d’un gosse inspiré ? Pour quoi cet extraterrestre n’est-il pas parti plus tôt au lieu de rester sur Terre ? Cette sorte d’E.T. miniature est complètement gâchée par une succession de scènes aberrantes.


Et pourtant, pourtant, Le début annonçait une belle aventure, avec des personnages réalistes et qui tenait la route. Le caractère de chaque gamin est très bien construit : Carey est complètement dingue d’explosif et nous ravit par ses répliques, Joe est l’éternel enfant-héros que l’on a toujours plaisir à retrouver, et Alice est tout en sensibilité. Même l’apprenti réalisateur Charles se fait le porte- parole d’une Amérique populaire effrayée par des monstres. Les conversations de ce petit monde est parfois drôle, l’apogée étant : « C’est vraiment moche la drogue ».

L’éternelle banlieue américaine mise à sac par des forces surnaturelles : voilà un thème exploré une nouvelle fois avec Super 8. Seulement, alors qu’on s’attendait à une histoire émouvante, voilà que rien ne comble nos attentes, et c’est avec le bon vieux discours de la famille retrouvée que se termine ce film. 
Ce qu’il y a de plus important à remarquer pour ce qui est du casting reste sans doute Elle Fanning. Tout comme sa sœur, elle promet une grande carrière. Agée de 13 ans, elle a déjà l’étoffe d’une grande actrice. Accompagnée par le talentueux Joel Courtney, que nous suivons avec plaisir, la petite bande est bien attachante, et nous ne  pouvons la blâmer de ne pas arriver à porter une intrigue tirée par les cheveux.
En conclusion, ce serait un bon film, si l’on oublie la deuxième partie.


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