Super 8, 2011
Réalisation: J.J. Abrams
Production: Steven Spielberg, J.J. Abrams,
Bryan Burk
Scenario: J.J. Abrams
Distribution: Elle Fanning (Alice Dainard),
Kyle Chandler (Jack Lamb), Joel Courtney (Joe Lamb), Riley Griffiths (Charles
Kaznyk), Ryan Lee (Carey), Gabriel Basso (Martin), Ron Eldard (Louis Dainard)
Musique: Michael
Giacchino
Genre: Science-Fiction
Studio: Paramount
Sujet : Nous sommes en 1979, et une bande de
gamins décide de tourner un film dans une gare d’un patelin des Etats-Unis.
C’est alors qu’ils assistent un attentat, qui aura de lourdes conséquences dans
la région...
Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film aussi
coupé en deux. Si la première partie tient toutes ses promesses en nous rendant
les héros très sympathiques, la deuxième nous fait retomber dans un
aberrant film de science-fiction.
En effet, jamais les effets spéciaux n’ont paru aussi
inutiles que dans ce film. Alors que l’on s’attend à un monstre effrayant,
celui-ci ne nous émeut même pas alors qu’il le prétend, et la peur est loin
d’être à l’ordre du jour. De plus, et c’est la plus grande critique pour Super 8, est l’absurdité du scénario. Plus l’on avance dans
l’action, plus celle-ci nous parait inconcevable, même dans le domaine du
fantastique. Comment une bande de gamins peut échapper à un monstre à moins de 5 m, sur le toit d’un
bus renversé, et garder leur sang-froid ? Comment une bête immonde
peut-elle s’émouvoir après le discours sentimentaliste d’un gosse
inspiré ? Pour quoi cet extraterrestre n’est-il pas parti plus tôt au lieu
de rester sur Terre ? Cette sorte d’E.T. miniature est complètement gâchée
par une succession de scènes aberrantes.
Et pourtant, pourtant, Le début annonçait une belle
aventure, avec des personnages réalistes et qui tenait la route. Le caractère
de chaque gamin est très bien construit : Carey est complètement dingue
d’explosif et nous ravit par ses répliques, Joe est l’éternel enfant-héros que
l’on a toujours plaisir à retrouver, et Alice est tout en sensibilité. Même
l’apprenti réalisateur Charles se fait le porte- parole d’une Amérique
populaire effrayée par des monstres. Les conversations de ce petit monde est
parfois drôle, l’apogée étant : « C’est vraiment moche la
drogue ».
L’éternelle banlieue américaine mise à sac par des forces
surnaturelles : voilà un thème exploré une nouvelle fois avec Super
8. Seulement, alors qu’on s’attendait à une histoire émouvante, voilà
que rien ne comble nos attentes, et c’est avec le bon vieux discours de la
famille retrouvée que se termine ce film.
Ce qu’il y a de plus important à remarquer pour ce qui est
du casting reste sans doute Elle Fanning. Tout comme sa sœur, elle promet une
grande carrière. Agée de 13 ans, elle a déjà l’étoffe d’une grande actrice.
Accompagnée par le talentueux Joel Courtney, que nous suivons avec plaisir, la
petite bande est bien attachante, et nous ne
pouvons la blâmer de ne pas arriver à porter une intrigue tirée par les
cheveux.
En conclusion, ce serait un bon film, si l’on oublie la
deuxième partie.





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