vendredi 11 novembre 2011


De l’ombre à la lumière 
(Cinderella Man), 2005
Réalisation: Ron Howard
Production: Brian Grazer, Ron Howard, Penny Marshall
Scenario: Akiva Goldsman, Cliff Hollingsworth, Gaby Mitchell
Distribution: Russell Crowe ( James J. Braddock), Renée Zellweger (Mae), Paul Giamatti (Jo Gould), Craig Bierko (Max Baer)
Musique : Thomas Newman
Genre: Biopic
Studio: Universal
Sujet : James Braddock était un bon boxeur avant la Grande Dépression. Il tente de survivre avec sa famille, jusqu’au moment où on lui propose de revenir sur le ring...


Voilà un biopic qui a le suspense d’un très bon thriller. Alors que nous suivons avec curiosité le parcours de James Braddock, la fin nous révèle davantage de surprises ! C’est un film très juste sur la boxe, qui ne tombe pas dans le mélodrame absolu mais décrit néanmoins avec sensibilité cet univers à part. De plus, la reconstitution de l’époque est parfaitement réussie, avec  un grand réalisme.
On l’aura compris, Braddock était important à l’époque pour les classes populaires, qui voyaient dans la montée de sa carrière un espoir pour leur situation critique. Véritable étendard de ces gens vivant dans la misère suite à la crise, son parcours personnel n’est pas tellement différent de celui des autres. Cela donne donc une double richesse au film que l’on peut percevoir comme un témoignage des années 30. 





Outre les liens conjugaux avec Mae, le film poursuit aussi la relation de Braddock avec Gould. Ainsi, le portrait Du boxeur se fait aussi à travers son entourage, comme le voulait le réalisateur. On le voit en effet en tant que père de famille, mari, boxeur, ami, ouvrier. Ces multiples facettes du personnage font que l’intrigue suit un rythme qui ne tombe jamais dans le mélodrame et nous rend le boxeur encore plus sympathique. Et si sa femme Mae finit par ne plus comprendre son mari, et sa soif de boxe, c’est une chose qui apparait clairement dans le scénario. Voulant se venger du monde de la boxe qui l’a rejeté alors qu’il était blessé, son retour doit devenir un triomphe. Enfin, le métier de boxeur reste sans doute une vocation à part entière, qu’il est impossible d’abandonner. Partagé entre sa passion et sa famille, Braddock arrive étrangement à partager son temps, ce qui n’a pas dû compter pour rien dans sa notoriété. Le rôle de l’homme parfait fait encore ravage chez les célébrités aux Etats-Unis, la preuve en est de Tiger Woods en 2009. Ainsi le combat de cet homme devient un combat national, dont on peut percevoir l’importance grâce à la mise en scène très réussie du film, qui sait se faire oublier au profit de son sujet. 





On peut dire que Russel Crowe se fond dans le décor comme il l’avait fait avant à l’époque de Robin des Bois ou dans Gladiator. Ecumant toutes les époques, son jeu ne perd pas au fur et à mesure de ses films. Toujours dans la sobriété, il fait partie de ces acteurs que l’on a plaisir à retrouver. Pour ce qui est de Zellweger, elle est très bien dans ce film, sans pour autant laisser de côté ses mimiques grimaçantes de temps à autre. Dans le rôle du guide, Paul Giamatti,  est excellent dans les dialogues avec Braddock. 




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