Intouchables, 2011
Réalisation: Eric Toledano et Olivier Nakache
Production: Nicolas Duval, Yann Zenou, Laurent Zeitoun
Scenario: Eric Toledano et Olivier Nakache
Distribution: Omar Sy (Driss), François Cluzet (Philippe), Audrey Fleurot (Magalie), Anne le Ny (Yvonne)
Musique : Ludovico Einaudi
Genre: Comédie Dramatique
Sujet : Driss est engagé en tant qu’assistant de Philippe, paralysé suite à un accident de parapente. Cette étrange association va se révéler plus solide qu’elle ne le paraissait...
C’est un film qui a mérité son succès : l’intrigue et
les dialogues sont un régal à chacune des scènes qui défilent, et on est
presque triste quand le film arrive à sa fin. Le fait d’avoir associé une
histoire sur le handicap et la comédie était un pari risqué, mais
merveilleusement tenu par Toledano et Nakache.
La relation entre Driss et Philippe, que pourtant tout
séparait ne peut que nous faire apparaitre que l’amitié n’a pas de règles.
Sorti tout droit de sa cité et un casier judiciaire déjà chargé, Driss se fait
engagé par Philippe, passionné de peinture et de littérature, presque par
accident. La confrontation de deux milieux, cultures, donnent lieu à des
dialogues tantôt drôles, tantôt émouvants. Se complétant étrangement dans leurs
problèmes respectifs, cette amitié hors du commun reste un bel hymne à la vie
et ses surprises. En fin de compte, ce sont deux êtres qui se sauvent de
leur solitude respective : l’une provoquée par l’handicap, l’autre par son
milieu.
Les femmes, dans ce film, ne sont pas pour autant mise à
l’écart par cette amitié : Yvonne nous apparait comme une domestique
sympathique, Magalie est l’occasion de scènes drôles, et la future femme de
Philippe occupe un rôle touchant, bien que mystérieux.
Il y a des moments où il y a presque une notion de
documentaire comme lors des séquences dans la cité de Driss, d’autres qui
sont très drôles (danse), certaines touchantes comme la fin. Le monde des
riches est ridiculisé, celui des pauvres dépeint sans mélodrames. Le plus grand
mérite de ce film reste donc de traiter de beaucoup de choses, et avec
sensibilité. Le contraste entre les deux milieux est très bien vu.





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