vendredi 2 décembre 2011


Intouchables, 2011

Réalisation: Eric Toledano et Olivier Nakache
Production: Nicolas Duval, Yann Zenou, Laurent Zeitoun
Scenario: Eric Toledano et Olivier Nakache
Distribution: Omar Sy (Driss), François Cluzet (Philippe), Audrey Fleurot (Magalie), Anne le Ny (Yvonne)
Musique : Ludovico Einaudi
Genre: Comédie Dramatique
Sujet : Driss est engagé en tant qu’assistant de Philippe, paralysé suite à un accident de parapente. Cette étrange association va se révéler plus solide qu’elle ne le paraissait...



C’est un film qui a mérité son succès : l’intrigue et les dialogues sont un régal à chacune des scènes qui défilent, et on est presque triste quand le film arrive à sa fin. Le fait d’avoir associé une histoire sur le handicap et la comédie était un pari risqué, mais merveilleusement tenu par Toledano et Nakache.
La relation entre Driss et Philippe, que pourtant tout séparait ne peut que nous faire apparaitre que l’amitié n’a pas de règles. Sorti tout droit de sa cité et un casier judiciaire déjà chargé, Driss se fait engagé par Philippe, passionné de peinture et de littérature, presque par accident. La confrontation de deux milieux, cultures, donnent lieu à des dialogues tantôt drôles, tantôt émouvants. Se complétant étrangement dans leurs problèmes respectifs, cette amitié hors du commun reste un bel hymne à la vie et ses surprises. En fin de compte, ce sont deux êtres qui se sauvent de leur solitude respective : l’une provoquée par l’handicap, l’autre par son milieu. 




 Les femmes, dans ce film, ne sont pas pour autant mise à l’écart par cette amitié : Yvonne nous apparait comme une domestique sympathique, Magalie est l’occasion de scènes drôles, et la future femme de Philippe occupe un rôle touchant, bien que mystérieux.
Il y a des moments où il y a presque une notion de documentaire  comme lors des séquences dans la cité de Driss, d’autres qui sont très drôles (danse), certaines touchantes comme la fin. Le monde des riches est ridiculisé, celui des pauvres dépeint sans mélodrames. Le plus grand mérite de ce film reste donc de traiter de beaucoup de choses, et avec sensibilité. Le contraste entre les deux milieux est très bien vu. 



 Omar Sy et François Cluzet sont tous les deux exceptionnels dans deux rôles complètement différents : on peut deviner le travail dont ils ont dû faire preuve pour donner un rendu aussi réaliste. Voilà des acteurs sympathiques dans des rôles sympathiques. La mise en scène est tout à fait à l’honneur, et cela fait plaisir de voir que ce film est un succès français : personne ne s’y trompe quand il s’agit de très bons dialogues !
 

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire